Conseils pratiques

Couvrir ses sols agricoles : une pratique simple, accessible à tous et qui change tout

Décryptage par notre Cheffe de Marché, Mathilde
21 janvier 2026

Un sol vivant, poreux et alimenté en continu par des plantes est un sol fertile, productif et résilient. À l’inverse, laisser le sol nu accélère l’assèchement, l’érosion et l’appauvrissement biologique… et finit par coûter cher.  

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Tout commence par le sol : comprendre son fonctionnement

Un sol agricole, c’est une structure faite d'agrégats et de pores d'air et d'eau. C'est aussi un écosystème vivant avec composé des macro et micro-organismes et les racines, où s’opèrent des échanges permanents. Dans ce compartiment souterrain, la porosité est centrale : elle permet la circulation de l’air et de l’eau, l’enracinement des cultures, l’activité biologique et la nutrition des cultures. 

C'est aussi un habitat pour le vivant : les vers de terre, insectes, champignons et bactéries brassent, aèrent et agrègent le sol ; ils accélèrent la décomposition des résidus et stabilisent la structure du sol pour lui donner son aspect poreux. Ce sont de véritables “ingénieurs du sol”.  Lorsque le sol est compacté, les habitats se ferment, l’oxygène se fait de plus en plus rare, l’activité biologique régresse et l’enracinement se limite. 

Tout fonctionnement est un équilibre, et celui du sol repose sur le triptyque de la tri-fertilité : 

  • Fertilité biologique : abondance, diversité et activité de ce compartiment vivant (microbes, faune, racines). Ils “mettent le système en mouvement”. 
  • Fertilité physique : structure poreuse et non compactée, pour permettre les flux et les échanges air-eau-nutriments. 
  • Fertilité chimique : disponibilité des minéraux et la capacité du sol à les retenir via le Complexe Argilo Humique. 

Ce triptyque constitue la base d’un sol fertile (capable de produire de la biomasse régulièrement).

Sans porosité → pas de vie.

Sans vie → pas d’humus ni de minéralisation régulière.

Sans couvert végétal → la porosité et la vie se dégradent rapidement.   

Il existe deux processus dans la décomposition de la matière organique par les micro-organismes du sol : 

  • L'humification : une partie du carbone s’associe aux argiles dans le complexe argilo-humique (CAH), véritable “armature” des agrégats. Il constitue le stock de carbone des sols et permet une structure plus stable et aérée.  
  • La minéralisation : l'autre partie est la libération des éléments minéraux (N, P, K, S…) pour l'alimentation des cultures. 
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Sol nu : le point de départ de la perte de fertilité

Sur le sol nu, le soleil frappe directement le compartiment superficiel et provoque l’augmentation de la température en surface qui accélère la perte d’eau par évaporation. L’eau n’est plus disponible pour les plantes et la biomasse microbienne du sol. Des mesures en milieu méditerranéens montrent que l’ombrage par végétation abaisse la température maximale du sol de plusieurs degrés (jusqu’à ~7 °C de moins sous couvert arboré). Limiter les extrêmes permet de maintenir l'activité microbienne et d'amoindrir les stress pour les racines. 

L’absence de plantes, c’est aussi l’absence de racines vivantes. Le sol se trouve privé d’exsudation, une ressource organique importante pour la vie du sol.  

Enfin, les sols nus ne sont pas habilités à recevoir les ultraviolets solaires. Ils déclenchent la réaction de Fenton attaquant chimiquement la matière organique et provoquant une suroxydation du sol. Cette situation limite l’activité biologique et la disponibilité des éléments minéraux.  

Un sol nu est d’autant plus vulnérable aux aléas climatiques :  

  • En période sèche, un sol nu risque l'érosion éolienne (par le vent). Ce sont les particules les plus fines, les argiles, qui partent en premier — celles dont on a justement besoin pour la stabilité structurale et le CAH. Le “nuage” au passage d'un engin agricole en été ? C'est l'élévation de ces fractions fines qui quittent la parcelle. 
  • En période pluvieuse, un sol nu risque l'érosion hydrique (par l’eau), d’autant plus marquée sur des sols limoneux battants. En France, les pertes en terre par érosion hydrique sont en moyenne ~1,5 T/ha/an (avec de fortes variations régionales), et ~20 % du territoire présente un aléa moyen à très fort. 

Bilan : Un sol nu voit sa texture et sa structure se dégrader et ses ressources hydriques et minérales se réduire. Il s’appauvrit biologiquement et dévalorise le capital sol. À terme, c’est un sol qui se dégrade, un sol qui se meurt. 

Un sol couvert : première étape vers la régénération

Dès qu’une plante s’enracine, le système s’auto-entretient. 

Les racines : l’architecture du sol et la “porosité vivante” 

  • Perforation et stabilisation : les racines ouvrent des pores, connectent les horizons, renforcent les agrégats. À leur mort, elles laissent des vacuoles remplies d’air ou d’eau appelées porosité fonctionnelle. 
  • Infiltration & anti-battance : un couvert atténue l’impact des gouttes sur la surface du sol, retarde la croûte de battance et améliore l’infiltration.  

La rhizosphère : là où “toute la magie s’opère” 

Elle correspond à une zone d'échanges entre le sol et les racines et est considérée comme un hotspot biologique. Les plantes y libèrent des exsudats (sucres, acides organiques et acides aminés), carburant immédiat des micro-organismes. En échange, la population microbienne minéralise et solubilise des nutriments qu'à son tour la plante absorbe. 

Selon les espèces et les conditions, entre 5 à 21 % du carbone photosynthétisé peut être réinjecté au sol via les racines. 

Les couvertures végétales : effets systémiques 

  • Le cycle de la matière organique et le stockage du carbone : l'exsudation et la biomasse restituée au sol constituent l'humus et le stock carbone. Ce cycle est reconnu comme un des leviers pour atténuer le réchauffement climatique.  
  • La gestion de l’eau : les couverts réduisent fortement l’évaporation (ombre et paillis) et accélèrent la vitesse d'infiltration de l'eau dans le sol ; ils modulent aussi le drainage (consommation de 25–30 mm d’eau par tonne de MS produite, à intégrer dans le pilotage). 
  • La résilience climatique : une porosité entretenue amortit les excès (pluies intenses, sécheresse) en limitant le ruissellement, la battance et le stress hydrique. 

Selon Alfred Gässler, agriculteur et spécialiste en agriculture régénérative

"Le premier repas des micro-organismes du sol est les exsudats racinaires ; plus on diversifie les plantes, plus on diversifie leur bol alimentaire et plus l’écosystème est stable."

C’est l’esprit de l’agriculture régénérative : diversifier les couverts pour nourrir toute la chaîne vivante. La diversité végétale renforce la biodiversité et les services écosystémiques associés. 

Assurer la porosité, c’est réussir son couvert : le rôle de VERTAL SOL

Les bénéfices d’un couvert se révéleront si le sol est suffisamment poreux pour permettre l’enracinement, l’infiltration et l’activité biologique. Dans de nombreuses situations (battance, tassement, manque d’activité microbienne), le couvert ne peut pas exprimer son potentiel, même s’il est bien semé. 

VERTAL SOL agit précisément à ce niveau : il réactive la biologie, relâche les structures tassées et rétablit la porosité fonctionnelle indispensable.  

Résultat : 

  • Le sol est en état d’accueillir un couvert performant,  
  • La levée est sécurisée,  
  • Le système sol-racines peut réellement s’enclencher,

En somme, VERTAL SOL prépare le sol, et le couvert le régénère. L’association des deux garantit un sol vivant, stable et durablement productif. 

Pour en savoir plus

Si votre sol manque de porosité, ayez le réflexe VERTAL SOL !

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